Comme le Marinier, que le cruel Orage

Publié le par Sylviane



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Comme le marinier, que le cruel orage
A longtemps agité dessus la haute mer,
Ayant finalement à force de ramer
Garanti son vaisseau du danger du naufrage,

Regarde sur le port, sans plus craindre la rage
Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
Et quelqu'autre bien loin, au danger d'abîmer,
En vain tendre les mains vers le front du rivage :

Ainsi, mon cher Morel, sur le port arrêté,
Tu regardes la mer, et vois en sûreté
De mille tourbillons son onde renversée :

Tu la vois jusqu'au ciel s'élever bien souvent,
Et vois ton Du Bellay à la merci du vent
Assis au gouvernail dans une nef percée,


Joachim du Bellay


Publié dans Un Autre Regard...

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J
Un rude métier ! mais des hommes qui ne sauraient s'en passer !
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D
Belle poésie, j'aime beaucoup !bonne journée
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Y
je veux bien te préparer des crêpes puisque je rentre en Bretagne la semaine prochaine :-). Quelle bonne mémoire, c'est bien au jardin de luxembourg pour la photo du jour. Tu m'as repéré (lol). Gros bisous et bonne nuit, Yann
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:
Coucou, je viens de rentrer: heureuse mais KO ! ! BiZouX de la terre des pharaons ! ! @nne-marie qui te remercie de tes passages durant ma courte absence
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F
Je viens te souhaiter une bonne soirée et te dire demain VENDREDI la dernière et après repos du week end gros bisous ma puce
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