
Dans la nuit,
Quand les cornes de brume beuglent,
Quand les chalutiers sont aveugles,
Camarades, le phare !
A la barre,
L'homme de quart chancelant s'épuise
Et nos cœurs écoutent l'hélice.
Camarades, le phare !
Camarades, le phare !
Si l'océan veut bien nous rendre,
Au retour, je pourrai étendre
Marie sur les genêts de la lande.
Camarades, le phare !
Le Dantec,
Donne du rhum par petits verres
Et fais de Sainte Jeanne ta mère.
Camarades, le phare !
Camarades, le phare !
Les yeux ouverts sur les étoiles,
Sur un grand cimetière de voiles,
Marins, la terre n'était qu'une escale.
Camarades, le phare !
Dans la nuit,
Quand les cornes du brume beuglent,
Quand les chalutiers sont aveugles,
Camarades, le phare !
Camarades, le phare !
Camarades, le phare !
Camarades, le phare !
Si l'océan veut bien nous rendre,
Au retour, je pourrai étendre
Marie sur les genêts de la lande.
Michel Jonasz

Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre...
ni une vie à un seul espoir.
Epictète

Maman, les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?
Mais oui, mon gros bêta,
S'ils n'en avaient pas, ils ne march'raient pas.
Va, quand tu seras grand, tu sauras comment faire
Pour lutter vaillamment contre la mer et l' vent !
Maman, les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau ont-ils des ailes ?
Mais oui, mon gros bêta,
S'ils n'en avaient pas, ils ne dans'raient pas.
Va, quand tu seras grand, mêm' d'un bout de la terre,
Tu reviendras sûr'ment embrasser ta Maman.
Maman, comme les mat'lots
Qui vont sur l'eau, loin de leurs mères,
Oui, je r'viendrai sûr'ment
Et tendrement j'embrass'rai Maman.
Allons, allons, allons ! Allons à la rivière.
Allons, allons, allons pour pêcher les poissons.
Comptines















